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Réflexions sur l'évolution de l'équipement de protection au
Kendo
par Nakamura Tamio, in Kendo Jidai magazine, et reproduite
dans le n°1 de Kendo
World Magazine paru en 2001.
Actuellement le terme officiel utilisé au Japon pour
désigner l'armure de Kendo n'est pas bogu mais kendo-gu.
Néanmoins, le terme bogu est toujours l'appellation la plus
communément utilisée. [...]
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L’avenir du Bogu
(Kendo-gu)
Pour conclure, je voudrais terminer cet
historique par quelques réflexions sur le futur du bogu (Kendo-gu).
La troisième vague de changements dans l’histoire du bogu a
commencé par la modification de l’appellation officielle de
l’armure : dogu est devenu bogu puis kendo-gu. |
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Cette nouvelle ère s’illustre avec l’apparition
du shinai en carbone et du men avec visière en
Perspex. Tout cela modifie l’image conventionnelle du bogu.
J’imagine que les prochains changements porteront sur les himo
(cordons) du men et du do. Il est assez surprenant de
voir que même les Japonais commencent à oublier la façon correcte
d’attacher le men et le do. Je pense que le men
sera bientôt fixé à l’aide de velcro et que le do suivra
cette évolution. |
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| De même, le savoir-faire traditionnel
des fabricants de bogu sombrera dans l’oubli à mesure que
les processus de fabrication tendront à se simplifier.
Il y a actuellement au Japon un débat passionné
concernant la question de la tradition et de la modernisation du
Kendo : faut-il aussi descendre en sonkyo avant et après
chaque match alors que les deux kendoka se sont déjà témoigné
un respect mutuel en se saluant debout ? Ces deux formes de
courtoisie sont-elles vraiment nécessaires ? Cette tendance à
vouloir débattre de la rationalité de certaines traditions du
Kendo débouchera sûrement sur la disparition de tous ces aspects
jugés sans fondement. Même si une action telle que sonkyo a
une réelle signification, tout cela est remis en cause par la
question de savoir si c’est vraiment nécessaire en shiai.
Prendre des poses de vainqueur ou afficher sa jubilation en lançant
les bras en l’air lorsqu’on a gagné un shiai est
toujours très mal perçu au Kendo. On rencontre ce genre
d’attitude au Judo ou au Sumo, mais c’est précisément ce qui
est considéré comme impardonnable dans les cercles de Kendo,
comparativement plus conservateurs. Il nous faut également
clarifier ce qui est pardonnable et ce qui ne l’est pas en termes
d’innovations et de modifications afin d’éviter toute querelle
rédhibitoire à l’avenir. Mon avis sur ce point est que le monde
du Kendo doit désormais veiller très sérieusement à préserver
l’équilibre fragile entre la popularisation et la tradition.
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fin.
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