(traduction
du japonais Alex Bennett, traduction de l'anglais Manu Wietzel)
Un article bien documenté écrit par Nakamura Tamio, paru dans le magazine Kendo Jidai Magazine,
et traduit dans le n°1 de Kendo
World Magazinepar Alex Bennett. Le contenu de cet article est en ligne dans son
intégralité mais en anglais. En voici la traduction en français.
L'origine des termes bogu, kendo-gu...: un
peu d'étymologie pour mieux naviguer dans l'ensemble des termes qui ont
été utilisés au cours des siècles pour désigner les protections dont se
servaient les guerriers à l'entraînement.
Le bogu utilisé au sojutsu (combat à la lance): c'est vraisemblablement le combat à la lance, plus dangereux que
le combat au sabre, qui a fait évoluer l'armure d'entraînement et
particulièrement le casque.
Le bogu de Kenjutsu:
dès la fin du XVIIe siècle, certains pratiquants se plaignent de ne
pouvoir pratiquer un entraînement plus vigoureux qui serait complémentaire
des traditionnels Kata. Le XVIIIe siècle verra donc l'essor de
l'armure d'entraînement.
Le bogu de l'école Jikishinkage-ryu: en fait, à cette époque l'armure d'entraînement varie
énormément dans sa composition et sa fabrication. Certains éléments sont
carrément absents dans certaines écoles.
Les améliorations:
l'adoption de l'armure d'entraînement va progressivement modifier les
techniques et les modalités d'entraînement au combat dans les écoles.
Le bogu après l'époque Meiji
Le bogu de l'après-guerre
L'armure du futur ? Faut-il investir dans un shinai
en carbone ? ou dans un men avec visière en perspex ? Un
débat fait rage au Japon sur la modernisation de l'équipement. Le point de vue,
prudent et mesuré, de Nakamura Tamio
Quelle qualité pour les vêtements ?
A chaque nouvelle saison, les débutants sont nombreux à s'offrir les
vêtements qui donne au kendo toute sa grâce et son élégance. Contrairement à
l'aïkido où il faut un certain degré de maîtrise avant d'avoir le droit de
revêtir le hakama, en kendoil faut le porter dès que les
déplacements fondamentaux sont maîtrisés. Commence alors le parcours du
combattant pour s'en sortir dans la jungle des prix, des qualités de
tissage, de teintures et de piqûre.
Interrogé à ce sujet, M. Bresset nous a confié une traduction
assez édifiante qui permet de comprendre de quoi l'on parle en matière de
kendo-gi. Il s'agit d'une page provenant du site Internet de M.
Takané (notre facteur d'armure).
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Le Hakama
En discutant avec les néophytes, on se rend compte rapidement que pour
eux le hakama est un vêtement aussi mystérieux, érotique et
psychologiquement tendancieux que le kilt écossais !
De mêmes, l'adepte qui se retrouve pour la première fois devant sa planche
à repasser prêt à plisser son hakama sepose également tout un tas
de questions existentielles (pourquoi une forme de pantalon et non de jupe,
pourquoi tous ces plis, leur nombre est-il symbolique, pourquoi n'ai je pas
quatre bras...?). Bref, tout ça pour retarder le tragique moment du
repassage.
Georges Bresset et son bon ami M. Takané avaient rencontré un tailleur
de hakama, sur un stand de tournoi, il y a quelques années au
Japon. le
compte-rendu de leurs investigations
Les aphorismes des Te-nugui
Présentation de cette mystérieuse pièce d'étoffe: s'il s'agit en apparence d'une mince pièce de coton dont la valeur
marchande ne dépasse guère les 5€, en revanche la valeur spirituelle en
est souvent très riche.